18 juin 2008
Machines à voter : recours rejeté, la mairie de Boulogne mise en cause.
Le tribunal administratif de Versailles m'a envoyé un courrier indiquant que le recours en annulation des élections cantonales sur le canton de Boulogne-Billancourt Nord-Est n'est pas recevable car je suis absent du second tour.
En effet, je n'ai pas pu me maintenir au second tour car il me manquait 0,6 voix pour atteindre les 10% des inscrits nécessaires alors même que sur un bureau une machine à voter n’avait pas enregistré un vote (un émargement de plus que de voix enregistrées par la machine).
Je ne comprends pas cette décision car arguer que le recours n’est pas recevable (étant absent du second tour, je ne suis pas fondé à demander une annulation) alors que c'est justement ce que je conteste n'est qu'un paravent juridique pour refuser d'admettre que les machines à voter ne sont pas fiables et qu'il faut donc recommencer l'élection !
Toutefois j'accepte cette décision et me retourne désormais contre la mairie de Boulogne-Billancourt, à l’époque dirigée par Jean-Pierre Fourcade, pour m'avoir induit en erreur.
Je mets en cause la responsabilité de la mairie de Boulogne-Billancourt pour avoir proclamé des résultats faux le soir du premier tour. En effet, le document transmis aux candidats et à la presse indiquait que j'avais atteint les 10% des inscrits (19,68% des votants) indispensables pour me maintenir au second tour. Ce document est censé faire foi, mais deux jours plus tard la préfecture des Hauts-de-Seine avait recalculé les résultats du premier tour et trouvé un chiffre légèrement différent à ma défaveur.
Entre temps, les professions de foi étaient déjà imprimées et les factures des imprimeurs pour le second tour payées...Je compte bien me faire rembourser par la mairie ces frais inutiles.
Un protocole de conciliation à l’amiable va être envoyé au service juridique de la mairie avant une saisie éventuelle de la justice.
Pour Mémoire :
1) Le communiqué de presse envoyé après le premier tour.
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20 mars 2008
Record de bulletins blancs pour la cantonale Nord-Est à Boulogne
Au 2d tour des élections cantonales sur Boulogne Nord-Est, le nombre de bulletins blancs s'est élevé à 979 (soit 10,98 % des votants).
Il s'agit du chiffre le plus élevé des Hauts-de-Seine, voir de France.
Les électeurs ont exprimé par ce vote leur volonté de pouvoir voter pour un candidat, Sébastien SCOGNAMIGLIO, initialement admis à concourir au 2d tour et qui pour 0,6 voix n'a pu se maintenir.
Une citoyenne du bureau 2 s'est d'ailleurs exprimée contre cette absence en écrivant, sur le procès -verbal, sa "surprise de ne pas retrouver sur la machine à voter le nom d'un candidat annoncé pour le 2d tour".
Les magistrats du Tribunal administratif de Versailles, qui se sont déclarés incompétents tant en référé que sur l'annulation de l'acte de retrait du récépissé d'enregistrement de candidature au 2d tour, doivent désormais statuer sur une possible annulation de cette élection.
La justice donnera t elle raison à la démocratie?
09:56 Publié dans > En débats | DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulogne-billancourt nord-est, résultats, élections cantonales
14 mars 2008
Conférence de presse : Machines à voter : Sébastien Scognamiglio victime d'un bug démocratique
Conférence de presse des Verts vendredi à 14 h
Machines à voter : Sébastien Scognamiglio victime d'un bug démocratique
Les Verts ont déposé un recours au tribunal administratif de Versailles contre l'arrêté préfectoral interdisant à leur candidat de se présenter au second tour.
L'audition du candidat Sébastien Scognamiglio aura lieu aujourd'hui le 14 mars à 11h30 au tribunal administratif de Versailles. La décision sera rendue dans la foulée.
Nous vous convions le vendredi 14 mars à 14h au secrétariat national des Verts pour rendre compte de la décision du tribunal.
(247 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris)
Pour rappel : après une autorisation de la préfecture dans un premier temps autorisant le seul candidat de gauche (Vert) face à une droite toute puissante à se présenter au deuxième tour des cantonales, un arrêté préfectoral a invalidé mardi cette candidature de second tour d'un candidat Vert aux élections cantonales au prétexte qu'il manquerait 0,66 voix à Sébastien Scognamiglio, pour attendre le seuil des 10 % nécessaires pour son maintien au second tour.
Sébastien Scognamiglio, candidat dans le canton nord-est de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a obtenu au premier tour 1.765 voix sur 17.656 électeurs inscrits.
Les Verts sont scandalisés par cette situation. En effet, encore une fois, l'anti-démocratie des machines à voter est à l'oeuvre. Ainsi que leur fiabilité. On le sait, toute voix est essentielle à la démocratie : or, dans le cas qui nous présoccupe, ce sont quatre voix qui séparent le résultat donné par les machines à voter et les listes d'émargement sur le canton nord est de Boulogne Billancourt.
En présence de :
Cécile Duflot, secrétaire nationale
Anne Souyris, porte-parole
Sébastion Scognamiglio, candidat des Verts pour le canton Nord Est de Boulogne Billancourt
Pierre Muller, président de ordinateur-de-vote.org
09:52 Publié dans > En débats | DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 mars 2008
Ecarté du second tour par une décision administrative
Lu dans Le Parisien ce jour : "Couac à Boulogne", mais aussi sur , LCI
"une situation ubuesque", "pour avoir 10% des inscrits, il devait avoir 1.765,6 voix et il n'en a eu que 1765",
(Cliquez sur l'image pour lire l'article)
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28 février 2008
Deveidjan perds la boussole!
Devedjian perds la boussole. D'après le journal officiel du département dont il est le président (le 92) l'est se trouverait à l'ouest!
Boulogne Billancourt Nord-Est est indiqué à l'ouest en mauve sur la carte à gauche. De quoi décrédibiliser encore plus notre cher président du Conseil général. Soyons sûr que Thierry Solère conseiller général de Boulogne-Billancourt Nord Ouest et PC Baguet conseiller général sur le canton Boulogne-Billancourt Nord-Est auront fait le nécessaire pour rectifier cette bourde dans le prochain numéro du 92.
Je fais confiance aux électeurs qui ne se laisseront pas abuser par tant de maladresses!
08:00 Publié dans > En débats | DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11 février 2008
Comment pirater une machine à voter?
Comment pirater une machine à voter?
Par Nicolas Kayser-Bril (Observatoire des médias) 11H08 08/02/2008
Avoir des idées, c’est dur. Avoir des voix, c’est facile! Grâce au ministère de l’intérieur et aux machines à voter Nedap ESF1, faites-vous élire en cinq étapes, avec ou sans programme.
1) Choisir sa commune
Les machines Nedap représentent 90% du parc français et équipent une soixantaine de villes. De Brest à Vence, vous trouverez commune à votre pied. Station balnéaire ou banlieue parisienne, vous avez le choix.
2) Gagner l’accès aux machines
Il vous faut tout d’abord trouver une machine. A l’exception de quelques communes, qui optent pour une chambre forte ou pour les locaux de la police municipale, elles sont, en général, stockées précieusement dans les armoires ou les locaux techniques de la mairie.
Comptons 5000 euros pour s’attacher les services du veilleur de nuit. Si vous avez une estimation plus fiable, n’hésitez pas à l’indiquer!
3) Programmer votre victoire
Maintenant que vous avez ramené une machine chez vous, il va s’agir de modifier le programme qui contrôle l’ordinateur. Le groupe néerlandais Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote a publié un article expliquant la marche à suivre.
Deux EPROMs, des barrettes de mémoire informatique contiennent le code. Pour les déchiffrer et les reprogrammer, il vous faut un informaticien spécialiste des technologies des années 1980. Pour Ron Gonggrijp, co-auteur de l’article suscité, vous aurez à débourser entre 5000 et 10000 euros pour un tel job, en fonction du niveau de discrétion désiré.
Les mairies peuvent facilement détecter une manipulation trop grossière, en testant, par exemple, les machines avant l’élection. Heureusement, les Nedap ESF1 sont à la fois assez complexes pour vous permettre de les programmer précisément et assez obsolètes pour ne pas détecter la modification.
Vous pouvez, par exemple, spécifier une combinaison de touches qu’un de vos complices effectuera dans le bureau de vote le jour du scrutin, déclenchant alors le mode "triche".
Avant de désosser l’engin, prenez néanmoins le soin de noter la marque du scellé, s’il est présent. Il vous faudra le remplacer avant le scrutin. A 170 euros les mille pièces, vous aurez du rab’ pour les élections de 2014.
4 ) Installer les EPROMs
Vous allez maintenant installer votre programme dans les machines de la commune. Une paire d’EPROM coûtant un peu moins de dix euros et chaque machine servant un peu plus de mille électeurs, cette étape ne grèvera pas trop votre budget. Songez quand même que la configuration de chaque EPROM prend plusieurs minutes: ne la laissez pas au dernier moment, surtout si la ville qui vous intéresse est relativement grande!
Vos EPROM doivent ensuite être insérés dans chaque machine. Avec une petite équipe – vos futurs conseillers municipaux, par exemple – la manœuvre dure moins d’une minute. Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote a filmé l’opération. Notez que vous gagneriez quelques secondes avec un tournevis électrique.
5) Préparer votre discours
En quelques minutes, les machines sont prêtes à vous offrir la mairie, sans risque d’être découvert puisque le recompte n’est pas possible. Surtout, les communes restent persuadées d’avoir acquis des machines infaillibles et candides comme des montres à quartz. A moins d’avoir programmé une victoire soviétique ou chiraquienne, le doute ne sera pas permis.
Tiré par les cheveux? Peut-être. Impossible? Sûrement pas.
En reprenant les coûts estimés au dessus, la manipulation d’un parc de machines coûterait aux alentours de 17000 euros dans une ville de 150000 habitants, soit 10% des dépenses de campagne remboursables.
(Une fois la présidence du conseil municipal entre vos main, pensez à vos journalistes préférés s’il reste des emplois fictifs.)
Le principal avantage des machines à voter réside dans leur coût d’exploitation, plus faible que celui d’un scrutin traditionnel. Comme le soulignent Jérôme Tournadre-Plancq et Benoît Verrier, auteurs d’une note sur la question pour le Centre d’analyse stratégiques, les responsables administratifs souhaitent surtout réduire les coûts liés au transport des chaises et des isoloirs – et au traitement du personnel qui les installe.
Selon Nedap, une commune amortirait son investissement de cinq à huit mille euros par machine au bout de quatre scrutins. Mais en l’absence d’une étude systématique et fiable, impossible de savoir si les économies réalisées, si elles existent, justifient les risques de fraude.
Le Forum Internet, recommandateur paragouvernemental, a récemment pondu un rapport sur les machines à voter. Après quelques développements sur les coûts (peut-être inférieurs au dépouillement manuel, mais peut-être pas) et sur le comptage des votes (peut-être plus précis, mais c’est pas sûr) arrive l’unique page sur la sécurité. Où l’on apprend que "le groupe de travail n’a pas auditionné de personnes disposant d’avis ou d’une expertise sur les aspects de sécurité". Qu'on se rassure, c'est prévu, "dans les prochains mois".
► Sur son blog, François Nonnenmacher a publié une série de billets sur le thème.► Le site Ordinateurs de vote.org propose lui aussi plein d’infos, ainsi qu’une pétition contre les machines à voter.
http://www.rue89.com/2008/02/08/comment-pirater-une-machi...
Bien entendu, je n'incite pas nos dirigeants politiques locaux à frauder. Mais cet article met en lumière les failles nombreuses du système électronique par rapport au vote papier.
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31 janvier 2008
C'est quoi le département?
Le département, c’est :
Une population globale s’élevant à 1,5 millions.
Un budget de 1,6 milliards d’euros.
Un groupe de 45 élus (un par canton) qui s’occupe :
• Des actions sociales (RMI, enfance, personnes âgées…)
• De l'Equipement et des Transports (routes départementales, transports collectifs)
• Des collèges (bâtiments, repas, équipement...)
• De l'aide aux Communes (dans des domaines jugés prioritaires)
• Et aussi de culture, de sport, d’environnement, de développement économique, de tourisme, d'aide internationale, etc…
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30 janvier 2008
Le lobby du département est l'un des mieux représenté à l'assemblée nationale!
Un article du monde à lire sur le débat en cours sur le département Le Monde [1]...jpg
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23 janvier 2008
Pour le maintien du vote papier
Dans le cadre des élections cantonales sur Boulogne-Billancourt Nord-Est, Sébastien Scognamiglio (Les Verts, 28 ans, Cadre bancaire) a écrit à Pierre-Mathieu Duhamel (maire de Boulogne-Billancourt) pour demander le retour au vote papier.
Opaque et techniquement complexe, le vote électronique rend la fraude indétectable et les erreurs invérifiables. Le vote électronique sème le doute ; donc la défiance dans le vote et les résultats.
Personne ne connaît le détail des programmes de fonctionnement gardés secrets par le fabricant étranger.
Tous les professionnels de l’informatique savent qu’en fait personne n’a les moyens de s’assurer du fonctionnement réel de l’ordinateur présent dans le bureau de vote.
Il y a impossibilité de procéder au recomptage en cas d’erreur ou de contestation.
Comparé à la sécurité des procédures et à la solennité symbolique du vote à bulletin secret, le vote électronique présente trop de risques et d’insuffisances. Seul le mode de scrutin classique par bulletins secrets déposés dans une urne transparente, sous le contrôle des électeurs et avec comptage manuel des résultats garantit vraiment la transparence des élections et un risque de fraude minimum.
Pour toutes ces raisons je demande le retrait immédiat des machines à voter sur Boulogne-Billancourt et le retour au vote papier.
Sébastien Scognamiglio
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